26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 04:59

DRAMATOR est une soirée-exposition de vidéos et de performances. Le drame, vu à travers des fictions filmées, dessinées ou performées, est le point de départ de cette exposition collective. Chacun des artistes partage avec son ironie et son cynisme ses histoires pour le meilleur et pour le pire (rire).

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Textes de Richard Neyroud, Photos Michel Reuss
Pour DRAMATOR, les questions du genre, du rôle de la femme, du fantasme, du jeu des apparences se mêlent dans une douce folie. Que les artistes se mettent eux-mêmes en scène ou que ce soit une histoire d'images, il s’agit de faire part de petits récits sortis de leurs rêves et de leurs cauchemars. Le déguisement et le travestissement autorisent certains fantasmes alors que chantonne à nos oreilles un air, Nobody cares, Nobody cares...

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Béatrice Bailet se met dans la peau de Rebecca Darlington – personnage inventé par quatre colocataires qui donne son nom à leur appartement où est organisé des concerts, des expositions, des ateliers d'écritures, des lazy sundays, ... -. Belle et frivole, Rebecca Darlington joue dans cinq clip vidéos tournés chez elle, au cours de vernissages ou dans l’espace public. A l’occasion de DRAMATOR, Rebecca distribue aux spectateurs des clips vidéo Ma vie c'est une manège - Rebecca Darlington des cartes postales composées de collages d'images liés à son lieu d'effervescence Chez Miss Darlington. Entre performance, installation et vidéos,Rebecca Darlington s’offre à nous à la manière d’une belle campagne publicitaire. La perruque blonde fera l’affaire.

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Jean-Baptiste Biche compose de toutes pièces des personnages étranges dans un univers excentrique et troublant proche du baroque. Pour DRAMATOR, il présente MVTΛTIONS réinterprétant la trilogie 51+52, Cuore Nero et Rusalka entre performances réelles et filmées avec la composition d'un nouveau personnage. Créées à partir de ses dessins de femmes aux cambrures exagérées, portant des hauts talons, les performances de Jean-Baptiste Biche incarnent dès lors son propre fantasme.

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Les vidéos d'animation de Danae Diaz mettent en scène des femmes, femme fatale ou femme banale - ou fatale et banale, selon -. Dans Woman in Red, elle tournoie dans la classique robe rouge, qui tâche de sang la feuille de papier. Dans As Every Morning, l'artiste découpe en dix étapes la journée lambda d'une femme interrompue quotidiennement par un drame absurde. Et l'histoire s'enchaîne en boucle. Drame sur drame.

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Carlos Franklin, avec La Condition Féminine, raconte une malheureuse histoire de passion… « C’était plus la personne que j’ai connue, même pas celle avec qui je me suis marié. Je suis désespéré, je ne sais pas quoi faire ni où je peux aller… Franchement je ne sais pas qui a changé, peut-être c’est moi… Pourtant je l’aime. » D’abord une histoire d’amour, l’histoire tourne à un drôle de drame. La condition féminine racontée par des hommes se révèle folle et gaie.

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Avec For Your Eyes, Jeanne Susplugas fait référence au monde de l’enfance et de ses atrocités. Une petite fille avec ses couettes blondes et son petit short sexy brandit un animal ensanglanté et sourit avec satisfaction. Une autre, armes à la main, découpe des poussins noyés dans le sang. Les scènes se découvrent sous l’air lancinant de la musique de Ramuntcho Matta et entre les apparitions d’yeux terrifiants d’une poupée.

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