4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 17:55

Résidant depuis le mois de décembre 2008 à la Cité Internationale des Arts, elle accepte d'y exposer en mars 2009.

Pour l'occasion, et comme souvent dans sa pratique, Béatrice Bailet opte pour une stratégie de l'évitement. Contre l'attente d'un accrochage présentant ses toiles les plus récentes, elle décide de trouver une procédure naïvement conceptuelle à substituer à ses œuvres.

Dans le cadre privilégié de la Cité Internationale, regroupant au cœur de la capitale française des artistes de toutes nationalités confondues, elle propose comme un clin d'œil, de transformer l'espace en le recouvrant entièrement de papier cadeau imprimé de motifs géométriques variés.
S'ajoute à cela, des phrases inscrites sur les vitres de l'espace qui sont des réponses reçues à un questionnaire que l'artiste avait proposé aux résidents de la Cité Internationale des Arts à son arrivée.

Une fois passée la frustration du regardeur face à une exposition qui se joue de son propre vide, s'engage un dialogue subtil entre peinture et installation, entre motifs picturaux et sentences chuchotées.

Residing since December 2008 at the Cité International des Arts, she plans to exhibit there in March, 2009.
For the occasion, and as often with her work, Béatrice Bailet opts for a strategy of avoidance. Contrary to the expectation to gather together her most recent paintings, she has decided instead on a naïvely-conceptual procedure as a substitute for her works.

In the privileged context of the Cité International des Arts, bringing together artists of any nationalities in the heart of the French capital, she proposes as a wink of eye to transform the space by covering it completely with gift-wrap printed with various geometrical motives.  In addition, sentences written on the windows of the space are answers to a questionnaire which the artist submitted to the residents of the Cité International des Arts upon her arrival.

Once past the frustration in front of an exhibition which belies its own emptiness, the viewer engages in a subtle dialogue between painting and installation, between pictorial motives and whispered sentences.


Yannick Langlois, translation Aaron Einbond


















Partager cet article

commentaires

Aller Chercher